Flashback photographie – Partie 1 : Les origines

Tout d’abord, en ce 1er mai pluvieux et confiné, je vous souhaite à tous chance et bonheur !

Aujourd’hui je vous propose de découvrir les origines de la photographie : petit retour dans le passé …

L’argentique, qu’est-ce donc ?

L’histoire débute en 1824 avec Nicéphore Niepce, précurseur dans le domaine, bien avant les célèbres frères lumières, à qui on attribue -à tort- cette découverte. Nicéphore Niepce obtient ses premiers clichés, à partir de bitume de Judée étendu sur une plaque d’argent et après plusieurs jours d’expositions.

Une avancée majeure apparait quatre ans plus tard en utilisant les résidus de la distillation d’essence de lavande. Ce nouveau procédé fait diminuer le temps d’exposition à un seul jour.

Le temps d’exposition maintenant réduit, le problème principal reste la fixation du cliché sur le long terme.

C’est dix ans plus tard que le procédé appelé daguerréotype voit le jour. Pour la première fois, on parle de développement : dans une chambre obscure une image latente apparait lorsqu’une plaque d’argent recouverte d’iodure d’argent est soumise à des vapeurs de mercure après avoir été exposée à la lumière du jour. L’iodure d’argent est un composé qui noircit à la lumière. Le temps de pose atteint alors n’est plus que d’une trentaine de minutes, un record pour l’époque. La fixation de l’image est enfin possible : on stoppe le développement de la photographie en la trempant dans de l’eau salée saturée en sel.

A peine un an après, nous sommes alors en 1839, un français Hippolyte Bayard (Cocorico !! =D) invente une technique permettant d’obtenir des images sur papier. Ce papier recouvert de chlorure d’argent est noirci dans la lumière puis exposé en chambre obscure après avoir été imprégné dans l’iodure d’argent. Le temps de pause est alors compris entre trente minutes et deux heures.

1841 annonce l’arrivée du premier procédé négatif/positif : le calotype. Il permet ainsi la reproduction d’une image grâce au négatif de celle-ci.

Si vous me suivez toujours, on a alors le négatif (de l’image que l’on souhaite reproduire), placé entre une source lumineuse et le papier recouvert de chlorure d’argent (souvenez-vous, il noircit lorsqu’il est exposé à la lumière). Le négatif filtre la lumière et reproduit donc l’image sur ce fameux papier (le positif) pour être développé ensuite (voir images ci-dessous).

Le principal inconvénient de ce procédé étant la définition médiocre de l’image produite par rapport aux procédés de l’époque : on pourrait dire aujourd’hui que cette image est pixelisée.

Pour illustrer ces propos, un exemple, ci-dessous, de négatif et de l’image finale (positif). Imaginez un faisceau lumineux à travers le négatif : le papier se noircit à la lumière et reproduit l’image originale.

Négatif qui servira à la reproduction de l’image de la lune
Image de la lune reproduite grâce au négatif

Le temps de pose, dans les années 1840, reste un des principaux problèmes. Grâce à Hippolyte Fizeau le bromure d’argent remplace le chlorure d’argent… « oui et alors ? » me direz-vous !

Et bien, le bromure d’argent réagit plus rapidement à lumière et permet donc un temps de pose de quelques secondes. En parallèle de cette inovation, de nouveaux objectifs à focales courtes, donc plus lumineux, font leur apparition. C’est une révolution ! Ces deux nouvelles techniques lancent la mode des premiers portraits.

Cette décennie voit aussi arriver le verre comme support augmentant la définition des images produites; les optiques se perfectionnent encore pour plus de performance.

1851, dix ans après la modernisation de la photographie, l’anglais Scott Archer améliore encore la définition des images mais impose le développement immédiat des images après le temps de pose.

20 ans s’écoulent… une nouvelle avancée en terme de technologie est franchie avec l’utilisation de la gélatine. La sensibilité atteinte était tellement élevée qu’une exposition inférieure à une seconde était suffisante ! Un vocabulaire nouveau arrive, on parle d’obturateur et de posemètre. Il est dès lors indispensable de quantifier la luminosité ambiante et d’ajuster précisément le temps d’exposition en conséquence.

Peu avant 1890, le fondateur de Kodak invente le support souple, ainsi les plaques de verre disparaîtront face aux rouleaux celluloïd.

Toutes ces avancées en photographie ont toutes un point commun, elles donnent naissance à des images en noir et blanc.

La couleur arrivera dans la photographie à partir de 1850 et c’est le sujet d’un prochain article !!!

J’espère que vous avez apprécié cette première partie sur les origines de la photographie !

Je vous dis à très bientôt pour la suite ! 🙂

Portez-vous bien !

Ben

Publié par Benjamin Piazzolla Photographie

Photographe amateur, j'ai fait de la photographie une deuxième activité. Découvrez les différentes ambiances que j'aime transmettre par la photo ! Au plaisir d'échanger ;)

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